Le constat des dégâts…

Juste après le passage du feu, nous pouvons accéder aux premiers ruchers sinistrés…
Dans plusieurs sites, entre Léoube et le Trapan, les ruches en bois on littéralement disparu, il ne reste que les toits et les poignées métalliques. Plus aucune trace des ruches en polystyrène et des palettes de support. Nous avons perdu des ruches et des colonies vivantes dans l’incendie, mais c’est aussi la végétation et la nourriture des abeilles pour l’hiver qui vont manquer.
Il nous reste des ruches, des abeilles et beaucoup de volonté pour continuer notre installation, mais tout ce vivant et ce travail envolés en fumée restent difficile à supporter. Nous avons toujours le courage et le sourire pour continuer cette aventure !
Incendie Bormes les Mimosas

Nous suivons de près l’avancée des flammes à Bormes les Mimosas… Nous sommes en sécurité mais inquiets pour nos ruchers du bord de mer, il nous tarde d’aller voir nos abeilles dès que les zones seront accessibles…

L’extraction du miel

Pénétrez dans la miellerie !

Voici comment nous réalisons en famille l’extraction du miel fraîchement récolté, juste avant de le mettre en pot.

Vous découvrez l’extraction du miel de Garrigue, récolté en juin 2017. Les cadres de miel sont d’abord désoperculés, on retire la fine couche de cire qui protège et conserve le miel dans les alvéoles. Puis les cadres sont placés dans l’extracteur qui, en tournant très vite, permet au miel de s’écouler simplement par la force centrifuge.

Le miel passe ensuite dans plusieurs filtres afin d’enlever d’éventuels résidus de cire, puis il est conservé quelques jours dans le maturateur. Il est enfin prêt pour la mise en pot, et la dégustation bien-sûr ! Ce procédé simple, naturel, sans transformation, permet de conserver les parfums authentiques de nos miels.

L’élevage des abeilles

Pour maintenir notre cheptel, chaque année nous élevons des reines et multiplions les essaims. Voilà comment nous faisons !

De nombreuses menaces pèsent aujourd’hui sur la santé des abeilles. Notre priorité est avant tout d’installer nos ruchers à grande distance de zones agricoles, susceptibles d’être traitées par des pesticides (bord de mer à Bormes les Mimosas, vallées montagneuses des Alpes de Haute Provence…). Si nos abeilles sont protégées de cette pollution, elles restent sensibles aux changements climatiques et dérèglement de l’environnement à grande échelle.

Tout au long de l’année, l’apiculteur doit être vigilant à la santé de son cheptel. En s’assurant que les ruches soient toujours populeuses et bien alimentées, nous limitons les risques de maladie et de mortalité.

Pour avoir de nouvelles ruches, chaque printemps nous multiplions nos colonies. Dans cette vidéo, vous pourrez découvrir comment nous élevons de jeunes reines et comment nous les insérons dans les nouveaux essaims.